Porter un nouveau regard sur l'eau qui fait vivre
C’est à partir de cette interpellation d’Ezéchiel (47,6a) qu’en cette fin d’été où nous avons entrevu les effets du manque d’eau estival lié aux changements climatiques, la pasteure de l’EPUdF Jane STRANZ et l’écologue d’A Rocha Timothée SCHWARTZ nous aideront à porter un regard spirituel sur l’eau qui fait vivre en croisant leur expérience des enjeux de l’accès à l’eau potable et de la préservation des eaux dans les milieux naturels.
mardi 15 septembre, 20h30
Pasteure de l’EPUdF et de l’Église Réformée Unie de Grande Bretagne, ancienne responsable du service des relations avec les Églises chrétiennes de la fédération protestante de France et co-secrétaire du Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) de 2012 à 2018, Jane STRANZ est actuellement pasteure à Courbevoie, membre du Groupe des Dombes et du collectif des théologiennes féministes du Groupe Orsay. Elle travaillait au Conseil Œcuménique des Églises (COE) lors des débuts du réseau œcuménique de l’eau (ROE), suite à l’Assemblée du COE à Porto Alegre au Brésil. Avec la responsable du réseau de l’époque, Maike Gorsboth, elles ont lancé la campagne : « Sept semaines pour l’eau » pendant le temps de carême. A partir de cette expérience, elle nous présentera les objectifs du ROE, ses moyens d’action, ses principales réalisations et la façon dont les membres des Églises locales peuvent s’associer à ou soutenir ses actions, notamment au moment de la journée internationale de l’eau de l’ONU, le 22 mars de chaque année.
Ingénieur forestier de l’ENGREF, ornithologue et docteur en sciences spécialisé en dynamique des populations animales, Timothée SCHWARTZ est également un praticien de terrain chevronné des milieux naturels humides. Engagée depuis 2008 auprès d’A Rocha France dont il est le directeur scientifique, il est actuellement basé au Mas Mireille, près d’Arles, où il coordonne le suivi scientifique et l’inventaire de la biodiversité des marais de la Vallée des Baux. Observateur privilégié des conséquences biologiques de l’enchaînement des années sèches dans cette région, il nous dira comment les zones humides contribuent à la préservation de la biodiversité, en quoi elles sont aujourd’hui menacées, comment A Rocha contribue à leur protection et comment les communautés chrétiennes peuvent prendre la mesure de ces enjeux et s’engager pour leur conservation.
Après leurs interventions, la discussion avec les participants sera animée par Corinne BITAUD, co-animatrice du réseau Espérer pour le vivant :
Quelles formes renouvelées d’attention aux eaux potables et naturelles pouvons-nous développer et promouvoir à l’occasion de ce Temps pour la création ? Quels enjeux dans nos communautés ecclésiales, nos cités, notre pays, ou encore pour les relations internationales ? Comment, en tant que communautés chrétiennes, porter ce souci sur le plan spirituel ?


